• J'ai tout de même fait un achat en livre mais il n'est pas prévu pour moi. La fête des mères n'est pas loin et il m'est facile de lui choisir un cadeau car ma mère lit énormément. Bien sûr, elle a des préférences mais je pense que celui ci lui fera plaisir car je me suis souvenue que petite fille, j'avais assisté à un concert en plein air où Jean Ferrat était là (fête de l'Huma? je ne m'en souviens)
    Ce livre dont l'auteur est l'épouse du grand homme retrace à travers des photos et documents inédits la carrière et vie du chanteur. Les photos sont d'Alain Marouani, grand photographe de vedettes comme Léo Ferré, Jacques Brel entre autres...



    Hélas, le livre est trop important pour que je puisse totalement le scanner.
    Je pense que cela lui fera bien plaisir de le retrouver à travers ces belles photos. Colette Ferrat lui a ainsi rendu un bel hommage en nous les faisant partager.


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  • On continue un peu sur Colette, j'ai eu le temps aujourd'hui avec cette météo si mauvaise de faire quelques recherches sur le Net  pour glaner quelques photos bien précises de l'auteur avec ses chats et chiens.
    Quelques extraits de livres où Colette nous décrit si bien ces chats et chiens omniprésents dans sa vie.

    Colette et les chats


    " Pauvre? Vous croyez que mon maître est pauvre, parce que ses contrevents vont choir au 1er orage, parce que son mur chancelle, et que les vitres n'empêchent plus la bise d'entrer? Détrompez vous, mon maître est riche. Ne voyez vous pas qu'il a, fidèle et fourrée d'hermine, lumière d'un logis sans feu, chaleur d'un lit sans duvet _ qu'il a sur sa fenêtre ce bien inestimable, cet éclatant démenti: une chatte blanche?"
    (Colette: autres bêtes, chats de Paris)

    Les chats et chiens chez Colette

    Les chats et chiens chez Colette
    Toby-chien
    Ah! tu ne l'ignores pas! C'est fatalement à cette heure qu'Elle survient, portant une fiole jaune où nage l'horreur... tu sais...l'huile de ricin, perverse, insensible, elle me maintient entre ses genoux vigoureux, desserre mes dents...
    Kiki la doucette:
    Serre les mieux.
    Toby-chien:
    Mais j'ai peur de lui faire mal... et ma langue épouvantée connait enfin la fadeur visqueuse... je suffoque, je crache. Ma pauvre figure convulsée agonise, et la fin de ce supplice est longue à venir... Tu m'as vu après, me traîner mélancolique, la tête basse, écoutant dans mon estomac le glouglou malsain de l'huile, et cacher dans le jardin ma honte...
    Kiki la doucette:
    Tu la caches si mal!
    Toby-chien:
    C'est que je n'en ai pas toujours le temps.
    Kiki la doucette:
    Elle a voulu, j'étais petit,  me purger avec l'huile. Je l'ai si bien griffée et mordue qu'elle n'a pas recommencé. Elle a cru une minute, tenir le démon sur ses genoux. Je me suis roulé en spirale, j'ai soufflé du feu, j'ai multiplié mes vingt griffes par cent, mes dents par mille, et j'ai fui, comme par magie.
    Toby-chien:
    Je n'oserais pas. Je l'aime, tu comprends. Je l'aime assez pour lui pardonner même le supplice du bain.
    (Colette: sept dialogues de bête)

    Les chats et chiens chez Colette

    A 16 ans, revenant en Puissaye après une quinzaine de théâtres, de musées, de magasins je rapporte parmi des souvenirs de coqueterie, de gourmandise, mêlés à des regrets, à des espoirs, à des mépris aussi fougueux, aussi candides et dégingandés que moi même, l'étonnement, l'aversion mélancoliques de ce que je nommais les maisons sans bêtes. Ces cubes sans jardins, ces logis sans fleurs où nul chat ne miaule derrière la porte de la salle à manger, où l'on n'écrase pas devant la cheminée, un coin du chien traînant comme un tapis, ces appartements privés d'esprits familiers, où la main, en quête de cordiale caresse, se heurte au marbre, au bois, au velours inanimé, je les quittais avec des sens affamés, le besoin véhément de toucher, vivantes, des toisons ou des feuilles, des plumes tièdes, l'émouvante humidité des fleurs...
    Comme si je les découvrais ensemble, je saluai, inséparables, ma mère, le jardin et la ronde des bêtes. L'heure de mon retour était justement celle de l'arrosage, et je chéris encore cette sixième heure du soir, l'arrosoir vert qui mouillait la robe de satinette bleue, la vigoureuse odeur de l'humus, la lumière déclinante qui s' attachait rose à la page blanche d'un livre oublié, aux blanches corolles du tabac blanc, aux taches blanches de la chatte dans une corbeille.
    Nonoche aux 3 couleurs avait enfanté l'avant veille, Bijou, sa fille, la nuit d'après; quand à Musette, la havanaise, intarissable en batards...
    _ Va voir, Minet-Chéri, le nourrisson de Musette!
    Je m'en fus à la cuisine où Musette nourrissait en effet, un monstre à robe cendrée encore presque aveugle, presque aussi gros qu'elle, un fils de chien de chasse qui tirait comme un veau sur les tétines délicates, d'un rose de fraise dans le pot d'argent, et foulait rythmiquement de ses pattes onglées, un ventre soyeux qu'il eût déchiré si... si ma mère n'eût taillé et cousu pour lui, dans une ancienne paire de gants, des mitaines de daim qui lui montaient jusqu'au coudes
    . Je n'ai jamais vu un chiot de 10 jours ressembler autant à un gendarme.
    Que de trésors éclos en mon absence! Je courus à la grande corbeille débordante de chats indistincts. Cette oreille orange était de Nonoche. Mais à qui ce panache de queue noire, angora? A la seule Bijou sa fille, intolérante comme une jolie femme. Une longue patte sèche et fine  comme une patte de lapin noir, menaçait le ciel un tout petit chat tavelé comme une genette et qui dormait, repu, le ventre en l'air sur ce désordre, semblait assassiné... je démelais, heureuse ces nourrices et ces nourrissons bien léchés, qui fleuraient le foin et le lait frais, la fourrure soignée, et je découvrais que Bijou, en 3 ans, 4 fois mère, qui portait à ses mamelles un chapelet de nouveaux nés, suçait elle même, avec un bruit maladroit de sa langue trop large et un ronron de feu de cheminée, le lait de la vieille Nonoche inerte d'aise, une patte sur les yeux.
    (Colette: la maison de Claudine)


    Les chats et chiens chez Colette


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  • Pas de nouvel achat en ce moment sauf mon abonnement à la revue "Art et Décoration" qui me fournit du neuf à lire et nous offre toujours un reportage sur des demeures historiques que l'on retrouve bien souvent en musée.
    Alors je reprends d'anciens livres car tous mes livres aujourd'hui sont des coups de coeur aussi j'ai plaisir à les lire et relire, perdant même le compte du nombre de fois  où je les ai ressortis de ma bibliothèque.
    En ce moment, me voici plongée dans la biographie de Colette par l'auteur Madeleine Lazard, professeur à l'université de la Sorbonne Nouvelle.
    Colette qui, à l'école primaire me fera retenir son nom avec Toby chien et Kiki la doucette dans "dialogues de bêtes". Comment oublier ces textes de lecture à des âges  où l'imaginaire et le réel se mêlent ? Naïvement je pensais que leurs dialogues étaient réels, d'ailleurs dans la petite rue de mon enfance, à la vitrine d'une boutique artisanale était affichée "la prière du chien" et bien que cela m'interrogeait sur le fait que je ne voyais pas de chien à l'église, n'empêche qu'il avait sa prière et ainsi l'enfant ne voit que sa propre réalité.
    Mais je m'éloigne du livre qui retrace l'enfance, la famille , vie et carrière de ce grand écrivain. On ne peut être qu'admiratif devant sa vie tellement remplie par tant d'autres carrières car elle fut aussi mime, danseuse nue, actrice, journaliste, rédactrice (de journaux à scandale, conférencière, esthéticienne. Tout cela en une seule vie! Sans compter le coté perso de sa vie sentimentale qui lui aussi fut bien rempli.
    Colette qui aimait tant les chats autant dans sa vie que dans ses écrits, "Minet-Chéri" comme l'appelait sa mère, n'aurait-elle pas hérité de leurs sept vies dès la naissance?
    J'aime bien le début  du texte de la quatrième de couverture pour présenter le livre:
    "Non, meussieur Vili, non, Claudine ce n'est pas Unetelle, ni Mme Chose, ni Mlle Truc ou Machin-Chouette... Non, meussieur Vili, Claudine, c'est moi."

    Lecture...


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  • Oups! je refais surface. J'ai négligé mon blog bien longtemps à cause de cette recherche de maison. Toujours rien de concret, c'est désespérant. Me demande si Stéphane Plaza arriverait à trouver mon bonheur avec ce qu'il y a sur le marché ici.
    Une des agences immobilières a même perdu patience avec moi. faut dire que dans la dernière maison qu'elle nous proposait, j'ai refusé de terminer la visite... Je passe sur la tristesse de cette maison qui n'était pas encore vidée, si bien que l'on devinait vu les souvenirs entassés que la personne n'était plus de ce monde. J'ai essayé de passer outre devant le vieux mobilier et tout le petit univers d'une personne bien âgée sûrement mais chaque pièce se faisant de plus en plus morbide, je n'ai pu aller jusqu'au bout.
    Bon, j'ai vexé l'agent qui m'a demandé de revoir mes aspirations à la baisse vu le prix qu'on voulait y mettre...un coup pas de jardin, un coup pas de garage, un coup pas de chauffage, un coup trop minuscule pour nos meubles...bref, il faut que je fasse un choix...sinon "vous n'avez qu'à prendre une location!".
    Du coup, c'est moi qui ai été vexée.

    Mais il reste toujours cette maison sur la colline pour qui j'ai eu un coup de coeur mais si mal située. Elle ne s'est toujours pas vendue... je crois qu'elle nous attend.
    Bon, on clôt ce chapitre, on n'est pas encore dans la rue.
    Mais malgré tout, ça me perturbe au point de tout négliger ce qui faisait mon quotidien .
    Mais bon, on va se reprendre et lâcher un peu cet acharnement à cette quête.


    News!
    Tess a eu 3 mois. Elle est adorable même si elle continue à faire quelques bêtises.


    News!
    Elle s'entend bien avec Daisy. Daisy maintenant l'accepte totalement. Sa petite déprime a disparu mais elle a quelques soucis de santé. Sa chute du 1er étage à l'âge de 2 mois a eu des conséquences sur sa croissance. Chose qui ne pouvait se voir au départ. Dernièrement elle s'est déboîtée la hanche. On s'est aperçu aux radios d'une déformation et d'un manque de je ne sais plus quoi. Bref, même une opération ne pourrait pas garantir que ça puisse y faire quelque chose et depuis la pauvre Daisy marche souvent que sur 3 pattes


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  • Encore  désillusion dans ces visites de maisons. Prochain rendez-vous mardi. Pourtant la dernière que nous avions vue de l'extérieur correspondait à nos attentes...mais alors l'intérieur nous aurait couté un prix fou en travaux...même pas de salle de bains...pas croyable!
    Alors faut-il que je sois inconsciente en sachant que dans quelques temps il nous faudra déménager ...et c'est pas rien avec tout ce que j'entasse avec mes coups de coeur, que me voila encore à céder devant un achat.
    Mais pas pu résister...
    Trop beau...

    Fantaisie!
    Une reproduction de Renoir " femme assise au bord de la mer" (l'original peint en 1883). J'ai trop aimé le thème.
    Puis j'avoue que vendu pour 10 euros, il m'était im-po-ssi-ble de résister à cet achat.
    Je n'ai vraiment plus de place dans la maison, j'ai des tableaux que je n'ai jamais pu mettre aux murs et quand aux autres, ils ne cessent de changer de place au gré de mon humeur...si bien que chacun n'ayant la même hauteur ou largeur...faut recommencer  à faire d'autres trous dans le mur...


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